Les SSII, laboratoire du recrutement en ligne

Par: LE BRIS 28-9-2010

Catégories:Actualité du secteur informatique,

Au cours des douze derniers mois, l’Apec a interrogé 1 000 entreprises sur la manière dont elles recrutent leurs cadres : Les SSII plébiscitent les sites d’emploi, les réseaux sociaux, la cooptation en ligne… Une industrialisation du recrutement qui a aussi ses effets pervers.
L’analyse

Internet introduit une plus grande transparence dans le recrutement. Sonnant la mort des petites annonces presse, les SSII ne recourent quasi exclusivement plus qu’aux offres d’emploi électroniques. Les sociétés de services sont également de grandes consommatrices de CVthèques et de réseaux sociaux. Cette mainmise du web rend le marché caché marginal. Selon l’Apec, seuls 4 % des recrutements en SSII passent par le réseau personnel du recruteur ou un chasseur de têtes. Soit deux fois moins que pour l’ensemble des entreprises.
Une SSII sur six « Googlise » les candidats

Cette transparence fonctionne dans les deux sens. 16 % des entreprises du secteur ? contre 5 % pour la moyenne ? recherchent des informations sur les postulants sur la Toile. Et 18 % (contre 13 %) utilisent un logiciel d’aide au recrutement. Cependant, plus de la moitié des SSII reçoivent toujours des candidatures par voie postale ! Faut-il faire le lien avec la qualité des CV ? 20 % des candidatures d’informaticiens sont jugées mal adaptées au poste proposé, contre 15 % pour les autres fonctions. La crise ne devrait rien arranger : 73 % des SSII s’attendent à recevoir un afflux de candidatures pas nécessairement bien ciblées.

En attendant, cette “ webification ” rend les SSII autonomes, de la publication d’une offre au tri des CV. Seules 15 % d’entre elles recourent à un cabinet spécialisé, contre 33 % pour l’ensemble des entreprises. L’industrialisation et le moindre coût de l’e-recrutement produisent néanmoins des effets pervers. Les SSII multiplient les annonces avant même de savoir si elles sont retenues pour les appels d’offres auxquelles elles répondent. Ce qui explique le décalage entre les prévisionnels et les recrutements effectifs, souvent inférieurs d’au moins 30 %. Une source de frustration chez les candidats éconduits.

Source : Xavier Bisseul, 01 Informatique, 14/05/2009