Recrutement : devenir agile pour intéresser les profils IT

Depuis plusieurs années, les secteurs de l’informatique et de l’IT expriment leurs difficultés de recrutement par le biais du Syntec Numérique. Un paradoxe lorsque l’on sait qu’il existe une croissance parallèle du chômage.

GRAPH1 - Difficulté recrutement

Ces dernières années, le contexte est marqué par la croissance de l’activité, surtout grâce aux projets liés aux SMACS. Selon le SYNTEC, 60% des recruteurs du secteur considèrent qu’il est difficile de recruter. Et l’un des premiers enjeux est de pouvoir répondre à l’aspiration des clients de se transformer.

La formation est centrale pour répondre à la demande de compétences. Pour un salarié, être formé tout au long de sa carrière représente un intérêt économique comparé à un recrutement, surtout sur les profils recherchés. Car pour remporter les marchés et développer de nouveaux services/logiciels, les ESN/éditeurs/clients finaux convoitent les mêmes compétences; entraînant une explosion des salaires sur ce type de profils.

Le secteur est familiarisé avec ce concept de pénurie qui est en partie du au manque de diversification des profils. Par exemple, de nombreux recruteurs cherchant des développeurs souhaitent un profil BAC+5 ou rien. Cela peut expliquer certaines difficultés exprimées. Un problème persistant qui devrait encourager les entreprises à anticiper les besoins de main d’oeuvre sur le long terme.

Il faut souligner également que de nombreuses entreprises ne savent pas composer avec de jeunes développeurs et experts du numérique. Elles se doivent d’êtres agiles pour intéresser et capter ces candidats. Aujourd’hui, des process à outrance, une succession de 4 ou 5 entretiens avec toute prise de décision les fait fuir. Les jeunes générations veulent aller vite et selon une étude Météojob, les profils IT estiment qu’un recrutement limité à 3 semaines est correct. Il s’agit de la durée maximum à partir de la prise de contact citée par la moitié des personnes interrogées.

L’étude s’est également penchée sur les meilleurs moyens de retenir ces profils IT. Arrive un tête la flexibilité des horaires (citée par 63% des interrogés), la participation aux bénéfices (47%), puis le home office (36%).